Lorsque j’ai regardé les objectifs
d’apprentissage de cette section, j’ai décidé de me baser sur ceux-ci pour
formuler ma réflexion :
1)
Comprendre comment la mort nargue l’humain.
En effet, la mort est partout même si ce ne
semble pas être le cas... Elle est au coeur de tout, notamment de la vie
sociale. Par sa faute, on se pose une foule de questions existentielles, cette
dernière pouvant même chambouler le sens de notre vie. La mort nous rappelle
que nous ne sommes pas immortels et invincibles, et que nous avons tous des
limites, tant individuelles que sociales. Elle se sculpte une place au sein de
nos croyances, fait partie de nos angoisses et nous fait souffrir. Même s’il
nous est impossible de la voir ou de la toucher, elle se fait très bien
ressentir à plusieurs occasions. Elle nous suit tous les jours, qu’on le
veuille ou non, s’approchant de nous de plus en plus, et elle nous fera, un de
ces jours, passer du monde que l’on connait à un monde que l’on considère comme
incertain, inquiétant et menaçant. Lorsqu’on n’y réfléchit pas, on ne se rend
pas compte de ces choses. On ne se rend pas compte à quel point la vie est
fragile. Cependant, dès qu’on commence à trop y penser, ce peut devenir assez
stressant.
Même si la mort est sujet tabou, elle fait partie, à part entière,
de tout ce qui existe dans cet univers, sur cette Terre. Ne devrions-nous pas
l’étudier plus en profondeur au lieu de nous en cacher et de l’ignorer?
Peut-être alors elle nous narguerait un peu moins...
2)
Comprendre pourquoi la mort serait aux sociétés humaines l’équivalent du phénix
que la mythologie associait à un oiseau.
Le phénix est un « oiseau fabuleux des mythologies antiques, au plumage
vivement coloré, qui vivait plusieurs siècles et se brûlait lui-même sur un
bûcher pour renaître de ses cendres. » Comme certaines
personnes l’ont mentionné lors de la deuxième journée, la mort peut être perçue
comme une deuxième vie, comme quelque chose qui permet le renouveau. « La
mort n’est destruction et finitude qu’en apparence » puisqu’elle amène
d’abord désespoir et souffrance, mais donne lieu à beaucoup plus, à savoir au
changement et à l’évolution. La mort, c’est avant tout ce qui permet l’adaptation
et la création.
3)
Comprendre comment l’humain a trouvé le moyen de répondre à la mort.
L’espèce humaine a appris à réagir de façon
organisée et dite « efficace » à la mort. Au fil du temps, elle a
développé des rites qui ont comme fonction de souligner l’événement et de lui
donner un sens précis afin de tenter de mieux la comprendre. Dans le but
d’affronter l’inconnu et de répondre à leurs questionnements, les humains ont
choisi d’adopter certaines croyances, ces dernières étant plutôt rassurantes, et
ont embrassé certaines religions, celles-ci reflétant ce qu’ils souhaitent que
la mort et que l’après-mort leur offre.
Aujourd’hui, comme Luc l’a mentionné,
nous croyons tous ensemble, mais nos croyances sont dissemblables. Les choses
évoluent; le rapport à soi, au groupe social et aux croyances n’est plus le
même. Ainsi, chacun peut avoir son point de vue et sa propre signification de
ce qu’est la mort, et chacun peut y faire face comme il le désire. Cela me fait
penser à l’encadré « Ruser avec la mort ». En effet, chacun adopte
des attitudes afin d’éloigner la venue de la fin. Plusieurs choisissent le
silence, d’autres le refus ou encore l’évitement, tandis que nombreux décident
de croire en la vie après la mort ou décident d’en apprendre davantage sur le
sujet pour être en mesure d’y faire face. Chaque individu trouve un moyen de
répondre à sa propre mort...du moins, il essaie.






