mardi 30 avril 2013

Module 2, section 1


Lorsque j’ai regardé les objectifs d’apprentissage de cette section, j’ai décidé de me baser sur ceux-ci pour formuler ma réflexion :

1) Comprendre comment la mort nargue l’humain.
En effet, la mort est partout même si ce ne semble pas être le cas... Elle est au coeur de tout, notamment de la vie sociale. Par sa faute, on se pose une foule de questions existentielles, cette dernière pouvant même chambouler le sens de notre vie. La mort nous rappelle que nous ne sommes pas immortels et invincibles, et que nous avons tous des limites, tant individuelles que sociales. Elle se sculpte une place au sein de nos croyances, fait partie de nos angoisses et nous fait souffrir. Même s’il nous est impossible de la voir ou de la toucher, elle se fait très bien ressentir à plusieurs occasions. Elle nous suit tous les jours, qu’on le veuille ou non, s’approchant de nous de plus en plus, et elle nous fera, un de ces jours, passer du monde que l’on connait à un monde que l’on considère comme incertain, inquiétant et menaçant. Lorsqu’on n’y réfléchit pas, on ne se rend pas compte de ces choses. On ne se rend pas compte à quel point la vie est fragile. Cependant, dès qu’on commence à trop y penser, ce peut devenir assez stressant. 


Même si la mort est sujet tabou, elle fait partie, à part entière, de tout ce qui existe dans cet univers, sur cette Terre. Ne devrions-nous pas l’étudier plus en profondeur au lieu de nous en cacher et de l’ignorer? Peut-être alors elle nous narguerait un peu moins...


2) Comprendre pourquoi la mort serait aux sociétés humaines l’équivalent du phénix que la mythologie associait à un oiseau.
Le phénix est un « oiseau fabuleux des mythologies antiques, au plumage vivement coloré, qui vivait plusieurs siècles et se brûlait lui-même sur un bûcher pour renaître de ses cendres. » Comme certaines personnes l’ont mentionné lors de la deuxième journée, la mort peut être perçue comme une deuxième vie, comme quelque chose qui permet le renouveau. « La mort n’est destruction et finitude qu’en apparence » puisqu’elle amène d’abord désespoir et souffrance, mais donne lieu à beaucoup plus, à savoir au changement et à l’évolution. La mort, c’est avant tout ce qui permet l’adaptation et la création.

3) Comprendre comment l’humain a trouvé le moyen de répondre à la mort.
L’espèce humaine a appris à réagir de façon organisée et dite « efficace » à la mort. Au fil du temps, elle a développé des rites qui ont comme fonction de souligner l’événement et de lui donner un sens précis afin de tenter de mieux la comprendre. Dans le but d’affronter l’inconnu et de répondre à leurs questionnements, les humains ont choisi d’adopter certaines croyances, ces dernières étant plutôt rassurantes, et ont embrassé certaines religions, celles-ci reflétant ce qu’ils souhaitent que la mort et que l’après-mort leur offre. 

Aujourd’hui, comme Luc l’a mentionné, nous croyons tous ensemble, mais nos croyances sont dissemblables. Les choses évoluent; le rapport à soi, au groupe social et aux croyances n’est plus le même. Ainsi, chacun peut avoir son point de vue et sa propre signification de ce qu’est la mort, et chacun peut y faire face comme il le désire. Cela me fait penser à l’encadré « Ruser avec la mort ». En effet, chacun adopte des attitudes afin d’éloigner la venue de la fin. Plusieurs choisissent le silence, d’autres le refus ou encore l’évitement, tandis que nombreux décident de croire en la vie après la mort ou décident d’en apprendre davantage sur le sujet pour être en mesure d’y faire face. Chaque individu trouve un moyen de répondre à sa propre mort...du moins, il essaie.

1 commentaire:

  1. Beau travail Gabrielle. Tes caricatures ajoutent un brin d'humour qui est bienvenu ici.

    Je te cite avec un passage que je trouve très juste au sujet de la mort: « Elle se sculpte une place au sein de nos croyances, fait partie de nos angoisses et nous fait souffrir. Même s’il nous est impossible de la voir ou de la toucher, elle se fait très bien ressentir à plusieurs occasions».

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