lundi 29 avril 2013

Exercice de réflexivité - Deuxième journée


La table ronde de ce samedi a mené à plusieurs discussions toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Il s’agissait de questions générales au sujet de la mort. Cela m’a fait réaliser à quel point la mort débouchait sur de multiples possibilités, ces dernières étant, ma foi, très différentes. Même si l’on dit que la mort est quelque chose d’universel, ce n’est pas le cas... du moins, d’une certaine façon. Nos croyances et notre manière de percevoir la mort sont semblables, mais en même temps tellement différentes... Évidemment, personne ne sait ce qui se passe après avoir quitté ce monde et beaucoup espèrent qu’il existe une force supérieure quelconque. Mais si l’on considère que 85 % des gens sont croyants et que le reste de ceux-ci sont athées ou agnostiques, est-il juste d’affirmer que 100 % des gens, même s’ils font partie d’une religion, ont leur propre conception de la mort et leur propre signification entourant celle-ci?

En outre, les rites funéraires, tout comme nos croyances, sont assez différents. Luc a parlé d’ethnocentrisme en classe, c’est-à-dire la tendance à prendre comme modèle le groupe ethnique auquel on appartient et à ne valoriser que la culture de celui-ci. Certaines personnes trouvent que les autres cultures sont barbares dans leurs pratiques et que ce qu’elles font est inhumain. Moi, je ne le perçois pas ainsi. Comme l’a mentionné le professeur, si nous étions nés dans cette région, au sein de ce groupe, c’est ainsi que nous penserions et vivrions. Je dois avouer que je suis contente d’être ouverte d’esprit et de comprendre que nous ne fonctionnons pas de la même façon partout. C’est ce qui fait la beauté de l’espèce humaine, non?


Une autre discussion que nous avons eue et qui a marqué beaucoup des personnes présentes au cours a porté sur cela :
VIE<MORT
VIE=MORT
VIE >MORT

Mon premier réflexe a été de dire que VIE>MORT, et même après y avoir réfléchi, je continue de croire ainsi. En premier lieu, je me suis basée sur ma conception du monde. La vie... rien de plus merveilleux, non? Encore en fin de semaine, je me promenais avec mon chien à l’extérieur, et je ne cessais de me répéter à quel point on était bien, le vent dans les cheveux, et à quel point il faisait beau. Chaque fois que je regarde autour de moi, je vois des merveilles... qu’il s’agisse d’une mère avec son nouveau-né, d’enfants qui courent, d’adultes qui discutent et qui rient ensemble, ou simplement d’un sourire... Lors du cours, nous avons reparlé de notre plus ancien ancêtre, ce petit rat/écureuil étrange, et je n’arrête pas de me dire que tout cela est magique. Nous sommes peut-être que poussière d’étoiles ici, mais nous nous devons d’en profiter puisque cette chance nous a été offerte.

Ensuite, Noémie a parlé de sa vision des choses, avec laquelle je suis tout à fait d’accord. Elle a écrit dans son blogue :
Pourquoi? Parce que, bien que toutes les espèces finissent par mourir et qu'on pourrait dire qu'elles perdent donc toutes — en fin de compte, c'est la vie qui gagne dans son ensemble. Le fait que les espèces évoluent et que les écosystèmes changent démontre que malgré la mort, la vie demeure toujours présente et s'adapte à toutes les situations.
“No one wants to die. Even people who want to go to heaven don’t want to die to get there. And yet death is the destination we all share. No one has ever escaped it. And that is as it should be, because Death is very likely the single best invention of Life. It is Life’s change agent. It clears out the old to make way for the new. Right now the new is you, but someday not too long from now, you will gradually become the old and be cleared away. Sorry to be so dramatic, but it is quite true."
- Steve Jobs at the Stanford University commencement address in 2005

Après avoir suivi le cours sur le progrès, on s’est souvent senti découragé puisque notre avenir et celui de la Terre ne semblent pas tout rose... Cependant, Noémie a raison. Même si tout s’éteint et même si notre espèce cesse d’exister par notre faute, la vie demeurera et continuera d’être plus forte que la mort.


Pour terminer, j’ai hâte de commencer le travail. Je dois avouer qu’au début, je n’étais pas très excitée à l’idée d’analyser des cartes funéraires. Par contre, après avoir vu la présentation d’une autre élève du semestre d’hiver, je trouve intéressant de voir comment ces cartes évoluent dans le temps. De plus, nous avons déjà terminé de trouver notre échantillon, donc tout devrait bien se dérouler!

2 commentaires:

  1. Je suis d'accord avec toi: la différence c'est ce qui fait la beauté de notre monde! C'est ce qui fait que j'adore voyager. Et en même temps je me dis que malgré toutes nos différences, nous nous ressemblons tellement! Même les singes nous ressemblent biologiquement! Nos gènes sont plus près de ceux des singes, que ne sont ceux de l'éléphant d'Afrique avec l'éléphant d'Asie, non mais c'est fou!

    Vraiment ce que j'essaye de dire c'est que je trouve passionnant de comparer les divers rites du monde. Cette diversité me fascine! J'avoue que parfois je reste perplexe, mais mon échange m'a appris à dépasser les premières impressions. Je crois que les discussions qui vont naître de l'étude des autres cultures seront extrêmement enrichissantes!

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  2. À la fin du cours, nous allons revenir sur ta réflexion à propos des athées, des agnostiques et des croyants et de leur vision de la mort. Il y a des constations intéressantes et parfois étonnantes à faire à ce sujet.

    Dans un autre ordre d'idées, j'aime toujours l'exercice de réflexion autour de l'équation sur la vie et la mort. J'aime surtout ce que ça suscite comme questionnement ensuite et ta contribution à ce sujet est très intéressante.

    J'aime beaucoup aussi la citation de Steeve Jobs que tu nous soumets ici. Ça sussi, ça fait drôlement réfléchir!

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