En lisant cette section du
livre, je me suis rappelé à quel point les choses étaient plus simples
auparavant. En effet, à l’époque, l’humain n’avait qu’à répondre à trois
instincts fondamentaux : la survie physique en trouvant de quoi se
nourrir, l’autodéfense contre les agressions et la reproduction de l’espèce. Il
est plus qu’étonnant de voir à quel point nous avons fait du progrès (si l’on
peut appeler cela du progrès) par rapport aux anciennes générations. Notre
monde s’est tellement complexifié qu’il est difficile de croire que celui
d’autrefois est, en réalité, le nôtre. Vous ne trouvez pas?
Pourquoi les vivants
réservent-ils un traitement spécial aux morts? Pourquoi est-ce que, depuis
toujours, ils trouvent des endroits sécuritaires afin d’y déposer les corps?
Pourquoi honorer les défunts avec des offrandes alors que ceux-ci ne font plus
partie de ce monde? Cette question fut posée dans cette section du livre. Malheureusement,
je n’ai que peu de ressource pour y répondre. En revanche, je me demande si
toutes les cultures le font pour le même motif. Est-ce que ce sont les mêmes
raisons qui les poussent à en faire autant pour quelqu’un qui ne reverra plus
jamais le jour ou est-ce que leurs intentions diffèrent?
En outre, je trouve très
important de souligner que « l’attitude rituelle devant la mort se
développe, au départ, en dehors de tout cadre religieux ou
institutionnel ». De nos jours, il est très facile de perdre cette idée de
vue. Même moi, je n’y avais pas pensé. Lorsqu’il est question des rites
funéraires entourant la mort, on a souvent l’impression que tout se déroule
dans une église, en lien avec Dieu. Cependant, ce n’est pas vraiment le cas
puisque « la pratique rituelle a dès le départ quelque chose de sauvage,
de primitif ou d’indompté. » C’est en remontant dans le temps et en
effectuant des recherches qu’il est possible de constater que cela constitue
une vérité importante.

Pour terminer, j’aimerais
parler des mythes. Pour moi, les mythes ont toujours été des récits mettant en
scène des personnages surhumains et des actions imaginaires symbolisant
certains aspects de la réalité. À mes yeux, il s’agissait alors de contes
enfantins banals, parfois même dépourvus de signification. Par contre, comme il
est possible de le constater dans cette section, les mythes sont beaucoup plus
que cela : « Les mythes constituent une réalité sociale fondamentale,
solide et qui devrait mériter toute notre attention même dans une société
moderne ou postmoderne qui a tendance à croire que les mythes sont faux,
inutiles, ridicules, invraisemblables superstitions issues d’un autre âge qui
ne connaissait ni la raison ni la science. » En effet, avant de lire ce
chapitre, mon point de vue se résumait à cela. Heureusement, il a changé. Chose
étrange... j’ai l’impression que ce n’est pas dans cette optique que l’on
apprend ce qu’est un mythe en milieu scolaire. Qu’en pensez-vous?
Ainsi, le mythe permet
d’expliquer, à travers divers symboles, récits historiques, événements
importants et morales, l’histoire originelle de chaque individu et de chaque
peuple ayant autrefois existé, et permet de donner un sens et un ordre à la vie
que nous menons. Les mythes « renvoient aux conflits primordiaux suscités
par les lois de la vie élémentaire » et aide donc chacun de nous à
formuler nos propres réponses aux nombreuses questions existentielles que nous
avons. Les mythes nous donnent le moyen de faire face à la mort, tant
individuellement que collectivement, tout en rassemblant et en mobilisant. En
somme, les mythes donnent naissance aux rites funéraires que nous étudions dans
le cadre de ce cours, les rites étant, en grande partie, basés sur ces mythes.
Au moyen de ces deux éléments, il devient possible de tenter d’apprivoiser la
mort.
Merci petit livre électronique
de m’avoir éclairée sur ce qu’est vraiment un mythe et sur l’importance de ces
derniers en société!
Pour terminer, voici ma
réponse à l’exercice « Ruser avec la mort » :
Moi :
— la mort intelligée
(tentative d’apprivoiser la mort, de mieux la connaître, surtout avec mes cours
de psychologie et maintenant avec ce cours au sujet de la mort et des rites
funéraires)

Société : (je n’ai pas été en mesure d’en retenir qu’une seule...)
— la mort muette (on préfère
ne pas en parler, on la passe sous silence, elle ne nous concerne pas... de là
où la mort est un sujet tabou), peut-être la plus fréquente...

— la mort bavarde (la mort à
satiété dans les médias, images et mots, on banalise la mort, ça donne
l’impression d’un apprivoisement de cette dernière, mais ce n’est pas le cas)
— la mort sublimée (c’est le
passage à une autre vie, une libération, notre âme subsiste, les religions et
les croyances jouent un rôle ici)


Moi aussi je me demande comment nous sommes passés de ces 3 instincts fondamentaux à: OMG J'AI PAS MON iPHONE AVEC MOI! Parfois, je me demande même si nous ne nous sommes pas compliqué la vie plus qu'autre chose. Est-ce qu'on était plus heureux lorsque la vie était moins complexe? Est-ce que la notion de bonheur existait? Je n'en suis même pas certaine.. Quoi qu'il en soit, je pense qu'un petit retour à la simplicité fait toujours du bien une fois de temps en temps.
RépondreSupprimerPour ce qui est des mythes.. je pense que l'école nous apprend bien des choses... tout croche!
Belle entrée de blogue Gabrielle. Je cite quelques-unes de tes lignes que je retiens particulièrement:
RépondreSupprimer1- «Notre monde s’est tellement complexifié qu’il est difficile de croire que celui d’autrefois est, en réalité, le nôtre. Vous ne trouvez pas?»
2- «En outre, je trouve très important de souligner que « l’attitude rituelle devant la mort se développe, au départ, en dehors de tout cadre religieux ou institutionnel ». De nos jours, il est très facile de perdre cette idée de vue.»
3- «Chose étrange... j’ai l’impression que ce n’est pas dans cette optique que l’on apprend ce qu’est un mythe en milieu scolaire. Qu’en pensez-vous?»
4- «En somme, les mythes donnent naissance aux rites funéraires que nous étudions dans le cadre de ce cours, les rites étant, en grande partie, basés sur ces mythes. Au moyen de ces deux éléments, il devient possible de tenter d’apprivoiser la mort.»