J’ai essayé de me rattraper pour ma section 10
puisque je n’avais pas vraiment réussi à faire une réflexion personnelle...
J’ai beaucoup apprécié faire la lecture de
la section 12 (aussi parce que c’est la dernière section où nous avons à
faire une entrée)! Je n’ai pas encore lu la conclusion du livre électronique,
mais je trouve que ce chapitre a, en quelque sorte, bouclé la boucle. Depuis le
début du cours, nous discutons de la mort et des nombreux rites funéraires des
différentes cultures tout autour du monde. Nous avons eu la chance d’avoir un aperçu
de l’évolution des rites en Occident ainsi qu’au Canada français. Maintenant,
nous pouvons examiner les changements à travers les cinq grands temps des rites
funéraires en comparant ce qui s’est transformé et ce qui est demeuré à peu
près pareil. Bref, cette section fut plus facile à lire que la précédente, mais
en dit aussi beaucoup au sujet des rites!
Pour
commencer, il y avait deux constats au début de la présentation, dans la
section problématique :
— disparition annoncée des rites
(déritualisation)
Je crois, en effet, que l’on assiste à un
genre de déritualisation... mais les rites peuvent-ils vraiment disparaitre? Si
l’on examine ce qui se passe aujourd’hui et ce qui se passait à l’époque, j’ai
l’impression que tout est moins formel, moins sérieux. On est beaucoup moins
conservateurs et traditionnels. On opte davantage pour ce que nous voulons que
pour ce que la collectivité veut. Puisque les rites sont justement quelque
chose de collectif, ils perdent un peu de leur sens. Cependant, je ne crois pas
que l’on puisse que nous assistons à la disparition de ceux-ci. Comme on a pu
le constater avec les neuf thèses, les rites se transforment avec les grands
changements sociaux. On parle davantage d’évolution que de disparition, à mon
avis.
— invention des nouveaux rites plus « personnalisés »
Comme mentionné ci-dessus, les rites se
transforment et deviennent de « nouveaux rites ». On insiste
davantage sur l’aspect individuel que sur l’aspect social et c’est, à mon avis,
tout à fait correct. Tout est davantage centré sur le défunt et sur ses proches
que sur sa communauté et sur des gens qu’il ne connaissait à peu près pas. Dans
la majorité des cas, on rend toujours hommage au défunt et les rites nous
aident à faire notre deuil. Je ne suis pas certaine si nous avons déjà répondu
à cette question, mais est-ce que le déni réel de la mort est accentué par le
fait que les rites soient aujourd’hui plus personnalisés, soit parce que la
mort devient une réalité moins répandue, plus privée... ou pour quelconques
autres raisons?
Les cinq moments du rite funéraire :
1) Exposer le corps du défunt aux regards
des proches et de la communauté.
Comme il a été dit, cette pratique est
moins populaire aujourd’hui étant donné qu’on assiste à une personnalisation
des rites et donc que ceux-ci se font moins publics. Certains disent qu’exposer
le corps du défunt est une bonne chose, mais moi j’en pense que c’est le choix
que l’individu à qui appartient le corps. Même si l’on dit que les rites
constituent une thérapie universelle pour les vivants, c’est une question de
respect pour moi. Ma grand-mère ne souhaitait pas que son corps soit exposé et
ses enfants ont décidé de respecter son souhait. Après tout, c’est son corps,
non?
2) Les officiants et les proches parlent du
défunt...
sûrement davantage de son histoire personnelle que l’on ne le faisait
dans le passé. On tient tout de même un discours sur le destin eschatologique,
et donc collectif, de ce défunt. Ce deuxième temps du rite est celui ayant
le moins changé. En effet, tout est plus personnel au défunt et l’on parle
davantage de son histoire que de celle de Dieu. Cependant, même si la religion
est moins présente, elle a toujours sa place. On se demande encore quel destin est
réservé à l’être cher maintenant qu’il n’est plus des nôtres. Je suis d’accord
pour dire qu’il s’agit du temps du rite ayant le moins changé. Il est facile de
faire des liens entre le deuxième temps du rite aujourd’hui et celui de
l’époque.
3) La séparation physique définitive d’avec
le défunt.
Aujourd’hui, cette séparation est vécue davantage sur le plan privé
et moins sur le plan communautaire. Il s’agit donc d’une modification
importante! Comme mentionné dans le premier temps du rite, on expose moins les
corps et l’on a davantage recours à la technique de crémation. Les défunts se
font de moins en moins inhumer dans les cimetières, ce qui soustrait à l’aspect
public, dépendant de ce que l’on fait avec les cendres.
4) Le deuil.
Le deuil est la période ayant subi les
modifications les plus importantes... rien d’étonnant! Notre rapport à la mort
est de plus en plus personnel. Nous choisissons ce en quoi nous croyons, nous
n’avons plus de moule à suivre. On considère la perte du défunt comme étant la
nôtre et non celle de la communauté. Nous nous concentrons sur les moments vécus
avec cette personne et nous tentons de trouver un sens à tout cela. D’ailleurs,
nous n’en parlons pas! Puisque la mort est un sujet tabou, est-ce que le deuil
l’est aussi? Nous avons dit en classe ne pas savoir comment réagir face à
quelqu’un en deuil. C’est quand même étrange, d’autant plus que c’est une étape
que tout le monde doit franchir au moins une fois au cours de sa vie...
5) L’apparition d’un autre temps... le
temps zéro : arrangements préalables sous forme contractuelle.
Au lieu de simplement en parler en famille
ou de leur laisser le champ libre, l’individu prend position et décide de
l’avenir de son corps et du déroulement de ses funérailles. Il y a un nouvel
acteur sur scène : le défunt lui-même! J’ai trouvé cette idée
particulièrement frappante. Il est difficile de concevoir le contraire... De
nos jours, on en parle tellement que c’est rendu « normal ». Et dire
qu’auparavant, le défunt n’était pas un acteur dans la scène de sa propre mort!
J’ai aimé la conclusion de cette section,
notamment celle faisant état de l’état actuel de la ritualité funéraire. Aussi,
j’aime beaucoup les 7 questions qui sont posées, cela englobant le tout de
façon originale!


Moi aussi je trouve que ce chapitre est bien! Je trouve qu'il démontre l'essentiel. Moi aussi je ne crois pas que les rites disparaîtront. Après tout, la religion existe depuis toujours. Tout comme tu le mentionne, les rites changent avec les changement sociaux. L'évolution de notre planète affecte nos pratiques. Moi aussi j'ai été surprise par l'apparition du nouvel acteur, soit le défunt lui-même. Pour moi, je n'aime pas penser à la mort. Plusieurs années passées ma mère m'a dit qu'elle voulait que je jette ses cendres dans la nature lorsqu'elle meurt et j'ai totalement ignorer cette idée. Je n'aime pas penser aux arrangements funéraires mais de nos jours, plusieurs gens prennent leurs propres décisions avant de mourir!
RépondreSupprimerTu poses une bonne question au sujet de ce qui pourrait expliquer la popularité du «déni réel» de la mort. Il est très possible que la personnalisation et la privatisation des rites y contribuent en effet.
RépondreSupprimerBonne discussion autour du débat déritualisation vs invention de nouveaux rites et réflexions personnelles intéressantes au sujet des 5 moments des rites funéraires.