La définition que je préfère du concept de
rite est celle de Jean Maisonneuve : le rite « c’est comme un système
codifié de pratiques, sous certaines conditions de lieu et de temps, ayant un
sens vécu et une valeur symbolique pour ses acteurs et ses témoins, en
impliquant la mise en jeu du corps et un certain rapport au sacré ». C’est
cette définition qui me semble la plus complète, et surtout celle qui m’apparait
la plus claire.
Si je ne me trompe pas, plusieurs considèrent
la mort comme un rite de passage. Cette idée est nouvelle pour moi. Ce type de
rite comprend trois temps, soit la séparation, la liminarité et la
réintégration. Maintenant que je le lis, je soutiens que la mort peut
effectivement être comprise comme un rite de passage étant donné qu’elle donne
lieu au renouveau, à une nouvelle vie. Par contre, je suppose que tout dépend
de nos croyances. Beaucoup pourraient certainement contredire cette
affirmation...

Tu as raison de penser que des auteurs questionnent aujourd'hui le fait que les rites funéraires soient nécessairement des rites de passage (si on croit qu'il n'y a rien après la vie). J'ai par contre été surpris de ne pas en rencontrer plus dans mes lectures. Cette idée de passage est très liée à la croyance en l'existence de l'âme ou de quelque chose d'équivalent et elle fait partie d'une des «ruses» les plus utilisées par l'humain dans l'histoire...
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