Le cours de samedi s’est avéré différent des précédents
étant donné que Luc a donné un cours magistral au sujet de la mort en occident
depuis 3000 ans. Cependant, comme il l’a mentionné, il était quasi impossible
de présenter la matière d’une quelconque autre manière puisqu’il y avait
beaucoup de théorie. Je dois avouer que j’étais un peu fatiguée durant
l’avant-midi ce qui n’a pas aidé mon cas. Par contre, j’ai trouvé la
présentation intéressante, particulièrement les photos représentant la mort! C’est
fou! Il y a une multitude de façons de se représenter la mort, et ce, seulement
au moyen de notre imagination. Je continue de croire que l’homme a inventé les
Dieux et les religions afin de se rassurer et d’arriver à affronter les
difficultés qu’il rencontre. Bref, toutes ces idées au sujet du paradis, de l’enfer,
des anges et des petits démons ne sont que bonnes à convaincre les gens de
croire. Les tableaux qui mettent en scène la pesée et les deux mondes opposés sont
assez francs et brutaux. Les images présentant la faucheuse, suivant les
individus de prêt et s’apprêtant à les avoir par-derrière, font froid dans le
dos et sont assez macabres à mon goût. D’ailleurs, j’ai trouvé la scène du
barbecue particulièrement effrayante, les personnes étant pendues au-dessus de
celui-ci et prêtes à être exécutées. Heureusement, nous avons une vision de la
mort plus positive aujourd’hui. Il y a davantage d’images de tunnels desquels
resplendit une lumière blanche associée à une nouvelle vie. Je préfère de loin
cette idée aux précédentes. Si j’avais à me représenter ma mort, ce ne serait
certainement pas au moyen des autres tableaux.
J’ai aimé discuter brièvement des différentes doctrines
pouvant être appliquées la mort, telle que l’épicurisme. J’aimerais bien ne
jamais me casser la tête avec toutes ces questions, ne jamais m’inquiéter de ce
qui m’attend et simplement profiter de la vie puisque de toute façon, nous ne
rencontrons jamais vraiment la mort en face. J’ai aussi aimé l’idée de
palingénésie universelle qui soutient que les cadavres se changent en atomes,
ceux-ci servant à nourrir les végétaux et les animaux; c’est le retour de la
vie dans la nature.
Lors de la table ronde « Les rites sous la loupe des
sciences humaines », nous avons abordé plusieurs questions. J’ai trouvé
celle de l’ambivalence des rites funéraires particulièrement intéressante et
surtout vraie. En effet, les rites sont censés nous aider à nous séparer du
défunt puis de son corps, mais ils nous poussent aussi au contraire. Les rites
nous permettent de mieux accepter la brisure du lien social, mais ils nous invitent
à rester en communication avec l’être cher, à rester « accrochés » à
lui. On ne veut pas dire adieu, mais plutôt au revoir. J’ai aussi aimé parler
des différentes techniques permettant de détruire le corps ou de le conserver.
Je trouve fascinant d’en apprendre davantage sur les rites des autres cultures
et je planifie regarder les vidéos proposer dans le cadre du cours très
bientôt. Finalement, j’ai mentionné en classe qu’il y avait, en psychologie, une
définition de ce qu’est une bonne mort. Il s’agit des 6 éléments
suivants :
— rapide
— sans douleur
— paisible
— entouré des personnes que l’on aime (famille et amis)
— dans un environnement familier
— après une longue vie
Ansi, une mauvaise se produirait en l’absence de ces 6
éléments et lorsque l’individu ressent de la peur ou de l’anxiété à l’égard de
la mort. Personnellement, j’ai choisi d’adopter cette définition comme étant celle
d’une bonne mort. Je trouve que ça résume bien le tout et j’aimerais beaucoup
que ma mort se déroule ainsi.
« Rien ne se perd, rien ne
se crée, tout se transforme. »
J’ai apprécié lorsque Luc nous
a raconté ce qui l’avait marqué lors de sa conférence avec son moine
bouddhiste. J’ai aimé l’idée de sourire à la vie chaque matin et de se rappeler
que chaque inspiration et chaque expiration sont importantes... Une fois que
ces deux choses nous quittent, nous ne sommes plus.
Après ce que Jessica B. a dit en classe à propos de son
grand-père, je ne crois pas que c’est une si bonne idée de décider de ces
arrangements funéraires trop d’avance. Comme elle l’a dit, il est très probable
qu’une fois à ce stade, nos idées auront changé au sujet de la mort. Je
préfère, comme l’a fait ma grand-mère, faire ces arrangements une fois le temps
venu (lorsque je serais quand même assez en forme, bien entendu). Si je meurs
de façon subite, mes proches sauront au moins que je souhaite me faire
incinérer et que je ne veux rien de trop religieux. Cela me suffira amplement.
Pour finir, nous avons terminé de scanner et de faire notre
matrice pour nos 126 cartes funéraires! Au moins, le projet avance, parce
qu’honnêtement, je n’ai pas l’impression que je verrai le bout du tunnel de si
tôt.
Tu as raison de souligner que les images que nous avons souvent aujourd'hui pour parler de la mort (en particulier l'idée du tunnel et de la source lumineuse) sont plus positives et rassurantes que celles que j'ai utilisées en fin de semaine pour illustrer les différentes périodes historiques depuis 3000 ans.
RépondreSupprimerMerci d'avoir mis par écrit la définition de la bonne mort vue par la psychologie comme tu nous l'avais mentionné samedi. On pourra s'y référer à l'avenir.