Les eschatologies, qui est un nouveau terme
pour moi, désignent l’ensemble des doctrines et des croyances qui s’intéresse
au sort ultime de l’homme et du monde.
J’ai bien aimé l’idée de la « mort-survie
du double » donnée par Edgar Morin. Selon celle-ci, « les morts ne
sont ni désincarnés ni très loin des vivants. S’ils sont invisibles, ils n’en
ont pas moins un corps, à la manière d’un spectre ou d’un fantôme, à l’image
exacte du vivant qu’ils ont été, sans être la simple reproduction post-mortem. »
Je ne suis pas certaine d’y croire, mais j’aime beaucoup cette façon de penser.
Ainsi, nous ne sommes plus de ce monde, mais une partie de notre personne y est
connectée et peut toujours communiquer avec les individus sur terre. Morin
soutient aussi que le double suit le vivant tout au long de sa vie et veille
sur ce dernier. D’ailleurs, le vivant serait conscient de posséder un double et
serait en mesure de le voir et de le sentir à l’aide de son ombre, de son
reflet ou de son souffle par exemple. Pour ce qui est de cet énoncé, je n’y
crois pas du tout. Personnellement, je n’ai jamais eu l’impression d’avoir un
double me suivant partout, veillant sur moi et agissant durant mon sommeil...
Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui considèrent cela comme vrai? Est-ce
qu’il y en a parmi vous qui pensent ainsi?
En outre, j’ai aussi beaucoup aimé les
quatre types eschatologiques de Thomas. Je trouve que ce modèle représente
fidèlement notre réalité et que chacune d’entre elles est justifiée et a un
sens bien précis :
1) La néantisation totale :
persistance d’une quelconque espérance d’un prolongement de soi
Je ne suis pas certaine de saisir la nature
exacte de celle-ci. Peut-être que davantage de détails m’aideraient à mieux la
comprendre.
2) La vie indéfinie : progrès de la
science bio-médicale, arriver à stopper le vieillissement et à supprimer la
mort
Effectivement, celle-ci fait beaucoup
jaser. Selon moi, cela nous mène au néant. Nous en avons discuté brièvement en
classe et nous avions conclu que ce n’était assurément pas une option
profitable. Anomie, chaos, guerre et mort en seraient le résultat.
3) Les traces : survivre à travers
leurs enfants porteurs génétiquement d’une partie d’eux-mêmes, dans leurs
disciplines et leurs oeuvres matérielles
Personnellement, j’adore cette manière de
voir les choses! Chaque personne, lorsqu’elle décède, laisse un héritage à ses
proches. Il lègue un peu de lui-même à la société grâce à son travail et à ce
qu’il a accompli tout au long de son passage sur terre. Lorsque j’ai lu cet
énoncé, ça m’a fait penser à une question qui n’a pas vraiment de rapport...
mais bon! Est-ce que vous croyez qu’il est éthiquement correct pour un couple
d’avoir un enfant alors qu’ils savent que l’un d’eux succombera bientôt pour
cause de maladie? L’enfant permet à l’individu, d’une certaine façon, de
survivre étant donné qu’il s’agit de sa descendance... Êtes-vous pour ou
contre?
4) La renaissance ou la métamorphose :
purgatoire, enfer, ciel et résurrection; réincarnation
Comme l’a dit Thomas, l’idée de paradis et
d’enfer est, de nos jours, de moins en moins populaire. Je ne suis pas une admiratrice.
Je ne crois pas non plus à la réincarnation même s’il s’agit d’une très belle
manière de « terminer » ses jours.
Déni symbolique vs Déni réel
Le déni symbolique : forme de survie
après le passage à la mort, salutaire pour l’équilibre individuel et social, et
serait même essentiel pour l’humain et pour les sociétés. Il est apparu avec la
naissance des rites funéraires. Cette forme de déni permettrait d’intégrer la
mort à la vie et à la culture.
Pour être honnête, j’ai un peu de diffculté à comprendre le déni symbolique. Je
crois qu’avec des explications du professeur, ce serait plus claire et surtout
plus simple!
Le déni réel : la mort elle-même est
niée dans la réalité, la mort interviendrait seulement en fin de vie, mais
c’est faux puisqu’elle est présente dans la vie individuelle et collective
comme il y a été mentionné dans le module 2. On croit que la mort ne peut pas
s’immiscer dans notre vie comme elle le souhaite lorsqu’en vérité, c’est le cas.
On tente de la repousser indéfiniment avec la science et l’on essaye de l’ignorer
durant toute notre existence, mais nous serons confrontés à celle-ci un jour ou
l’autre et ce sera probablement avant notre mort à nous. Bref, les rites
serviraient à faire reconnaître la mort aux vivants puis à amener ces derniers
à l’accepter.
J’ai l’impression que le déni réel est très
présent, surtout au sein de notre culture. Les gens vivent de plus en plus
longtemps, la médecine fait des progrès, nous ne parlons pas de la mort. Ça me
fait aussi penser à mon cours sur le progrès. Nous sommes non seulement dans le
déni vis-à-vis de notre mort, mais aussi vis-à-vis de celle de notre espèce. On
refuse de croire que si l’on continue ainsi, nous allons nous autodétruire.
Nous polluons et nous exploitons toutes les ressources qui nous sont
accessibles. Mais qu’allons-nous faire lorsqu’il n’y aura plus rien? Nous
serons sûrement encore plongés dans le déni...

Oui!!!
RépondreSupprimerJe pense à ça... est-ce que ça compte comme de la manducation si je me fais enterrer sous le jardin et que ma famille mange des tomates qui ont poussé par dessus moi??