mercredi 1 mai 2013

Module 2, section 2



En lisant cette section du livre, je me suis rappelé à quel point les choses étaient plus simples auparavant. En effet, à l’époque, l’humain n’avait qu’à répondre à trois instincts fondamentaux : la survie physique en trouvant de quoi se nourrir, l’autodéfense contre les agressions et la reproduction de l’espèce. Il est plus qu’étonnant de voir à quel point nous avons fait du progrès (si l’on peut appeler cela du progrès) par rapport aux anciennes générations. Notre monde s’est tellement complexifié qu’il est difficile de croire que celui d’autrefois est, en réalité, le nôtre. Vous ne trouvez pas?


Pourquoi les vivants réservent-ils un traitement spécial aux morts? Pourquoi est-ce que, depuis toujours, ils trouvent des endroits sécuritaires afin d’y déposer les corps? Pourquoi honorer les défunts avec des offrandes alors que ceux-ci ne font plus partie de ce monde? Cette question fut posée dans cette section du livre. Malheureusement, je n’ai que peu de ressource pour y répondre. En revanche, je me demande si toutes les cultures le font pour le même motif. Est-ce que ce sont les mêmes raisons qui les poussent à en faire autant pour quelqu’un qui ne reverra plus jamais le jour ou est-ce que leurs intentions diffèrent?

En outre, je trouve très important de souligner que « l’attitude rituelle devant la mort se développe, au départ, en dehors de tout cadre religieux ou institutionnel ». De nos jours, il est très facile de perdre cette idée de vue. Même moi, je n’y avais pas pensé. Lorsqu’il est question des rites funéraires entourant la mort, on a souvent l’impression que tout se déroule dans une église, en lien avec Dieu. Cependant, ce n’est pas vraiment le cas puisque « la pratique rituelle a dès le départ quelque chose de sauvage, de primitif ou d’indompté. » C’est en remontant dans le temps et en effectuant des recherches qu’il est possible de constater que cela constitue une vérité importante.


Pour terminer, j’aimerais parler des mythes. Pour moi, les mythes ont toujours été des récits mettant en scène des personnages surhumains et des actions imaginaires symbolisant certains aspects de la réalité. À mes yeux, il s’agissait alors de contes enfantins banals, parfois même dépourvus de signification. Par contre, comme il est possible de le constater dans cette section, les mythes sont beaucoup plus que cela : « Les mythes constituent une réalité sociale fondamentale, solide et qui devrait mériter toute notre attention même dans une société moderne ou postmoderne qui a tendance à croire que les mythes sont faux, inutiles, ridicules, invraisemblables superstitions issues d’un autre âge qui ne connaissait ni la raison ni la science. » En effet, avant de lire ce chapitre, mon point de vue se résumait à cela. Heureusement, il a changé. Chose étrange... j’ai l’impression que ce n’est pas dans cette optique que l’on apprend ce qu’est un mythe en milieu scolaire. Qu’en pensez-vous?



Ainsi, le mythe permet d’expliquer, à travers divers symboles, récits historiques, événements importants et morales, l’histoire originelle de chaque individu et de chaque peuple ayant autrefois existé, et permet de donner un sens et un ordre à la vie que nous menons. Les mythes « renvoient aux conflits primordiaux suscités par les lois de la vie élémentaire » et aide donc chacun de nous à formuler nos propres réponses aux nombreuses questions existentielles que nous avons. Les mythes nous donnent le moyen de faire face à la mort, tant individuellement que collectivement, tout en rassemblant et en mobilisant. En somme, les mythes donnent naissance aux rites funéraires que nous étudions dans le cadre de ce cours, les rites étant, en grande partie, basés sur ces mythes. Au moyen de ces deux éléments, il devient possible de tenter d’apprivoiser la mort.


Merci petit livre électronique de m’avoir éclairée sur ce qu’est vraiment un mythe et sur l’importance de ces derniers en société!


Pour terminer, voici ma réponse à l’exercice « Ruser avec la mort » :
Moi :
— la mort intelligée (tentative d’apprivoiser la mort, de mieux la connaître, surtout avec mes cours de psychologie et maintenant avec ce cours au sujet de la mort et des rites funéraires)




Société : (je n’ai pas été en mesure d’en retenir qu’une seule...)
— la mort muette (on préfère ne pas en parler, on la passe sous silence, elle ne nous concerne pas... de là où la mort est un sujet tabou), peut-être la plus fréquente...



— la mort bavarde (la mort à satiété dans les médias, images et mots, on banalise la mort, ça donne l’impression d’un apprivoisement de cette dernière, mais ce n’est pas le cas)

— la mort sublimée (c’est le passage à une autre vie, une libération, notre âme subsiste, les religions et les croyances jouent un rôle ici)


2 commentaires:

  1. Moi aussi je me demande comment nous sommes passés de ces 3 instincts fondamentaux à: OMG J'AI PAS MON iPHONE AVEC MOI! Parfois, je me demande même si nous ne nous sommes pas compliqué la vie plus qu'autre chose. Est-ce qu'on était plus heureux lorsque la vie était moins complexe? Est-ce que la notion de bonheur existait? Je n'en suis même pas certaine.. Quoi qu'il en soit, je pense qu'un petit retour à la simplicité fait toujours du bien une fois de temps en temps.

    Pour ce qui est des mythes.. je pense que l'école nous apprend bien des choses... tout croche!

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  2. Belle entrée de blogue Gabrielle. Je cite quelques-unes de tes lignes que je retiens particulièrement:

    1- «Notre monde s’est tellement complexifié qu’il est difficile de croire que celui d’autrefois est, en réalité, le nôtre. Vous ne trouvez pas?»

    2- «En outre, je trouve très important de souligner que « l’attitude rituelle devant la mort se développe, au départ, en dehors de tout cadre religieux ou institutionnel ». De nos jours, il est très facile de perdre cette idée de vue.»

    3- «Chose étrange... j’ai l’impression que ce n’est pas dans cette optique que l’on apprend ce qu’est un mythe en milieu scolaire. Qu’en pensez-vous?»

    4- «En somme, les mythes donnent naissance aux rites funéraires que nous étudions dans le cadre de ce cours, les rites étant, en grande partie, basés sur ces mythes. Au moyen de ces deux éléments, il devient possible de tenter d’apprivoiser la mort.»

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