J'ai eu beaucoup de difficulté avec cette section... Je ne savais pas quoi écrire. Ce n'est pas facile de faire une réflexion lorsque tu es d'accord avec tout!
« Les rites sont tout ce que l’humain
a pour tenter de tromper et de dépasser son angoisse de la mort. » Je ne
suis pas certaine que cet énoncé s’applique à notre société encore aujourd’hui.
Justement, ce que nous avons vu dans cette section va un peu dans le sens
opposé...
Lorsque Larouche reproche au mouvement
thanatologique d’avoir laissé penser qu’il y avait une bonne attitude à avoir
face à la mort, une bonne manière de mener les rites funéraires ainsi qu’une
bonne façon de faire son deuil, je trouve qu’il a tort. Il soutient aussi que
la thanatologie a établi un « rapport normatif » à la mort et que
s’éloigner de ce modèle est mauvais pour les vivants, mais je ne suis pas
vraiment d’accord. Comme plusieurs sujets en sciences sociales, il est
difficile de demeurer objectif vis-à-vis de la mort, ce phénomène nous touchant
tous d’une manière ou d’une autre. Les sociologues sont des chercheurs; leur
travail est d’observer, d’analyser, de faire ressortir des tendances, de tirer
des conclusions. Cependant, ils font tout de même partie de la société, d’une
collectivité. Je préfère de loin ce que Baudry a écrit sur le sujet. Il affirme
que les auteurs ont plutôt tenté de donner une critique à l’égard des rapports
contemporains à la mort, cette critique faisant état des inégalités et
dévoilant une crise importante. Ils se sont efforcés d’examiner la place de la mort
au coeur des rapports sociaux et ils ont fait de leur mieux afin de nous
éclaircir au sujet du déni réel de la mort de notre société, société qui souhaite
se croire protéger d’un destin inévitable et qui préfèrerait tout simplement
oublier que ce destin existe. Il est vrai que les auteurs ne sont pas des Dieux
qui détiennent toutes les réponses du monde, mais au moins, ils contribuent en
essayant de comprendre et de déchiffrer peu à peu ce qui se cache derrière
l’esprit de l’espèce humaine.
9 thèses et ses questionnements :
Je n’ai pas vraiment le goût d’écrire
aujourd’hui, mais je fais tout de même un effort. Par contre, le reste de mon
entrée prendra davantage la forme d’un résumé plutôt que d’une réflexion
personnelle, celle-ci pouvant me servir si j’ai besoin de revenir à cette
matière. Je trouve que tout ce qui est dit est bien appuyé et trouve son sens.
Je n’ai pas grand-chose à y redire. Donc, il ne vous sert pas à grand-chose de
lire cette section! Il n’y a rien de nouveau!
1) invention de la sépulture=culture ✔
2) culture= ensemble organisé de croyances et de rites, afin de mieux
lutter contre le pouvoir dissolvant de la mort individuelle et collective ✔
3) la mort et les rites funéraires participent à la création sociale
ou à l’institution de la société
* Les nouveaux rites funéraires n’ont plus
la capacité de favoriser des apprentissages donnant lieu à la transmission d’un
héritage social appartenant à un cadre social collectivement partagé. ✔
*Déni réel de la mort ✔
4) Grands invariants dans le domaine de la mort et de la ritualité
funéraire universelle :
Premier invariant : malaise en présence d’un cadavre et horreur de la putréfaction de
ce dernier, 3 façons d’y faire face (destruction, conversation, dissimulation)
*avec la postmodernité, le réflexe de ritualiser
le moment de la disposition du corps mort s’estompe ✔
* arrangements
funéraires préalables, crémation, abandon de certaines pratiques ✔
Deuxième invariant : rites funéraires= rites communautaires, rites de passage
*deviennent des rites de proximité, nombre
plus restreint de participants ✔
*il s’agit de moins en moins de rites de passage,
car on ne parle pas toujours de l’avenir post-mortem ✔
Troisième invariant : 3 grandes fonctions sociales
*La première, soit la gestion du corps
mort, est encore comblée. La deuxième, par contre, qui consiste à prendre en charge
le devenir eschatologique du défunt, est souvent ignorée ✔
*Aujourd’hui, les rites assurent que partiellement cette deuxième
fonction (l’apaisement pour l’endeuillé), d’autant plus qu’on ne parle plus de
collectivité, mais de microgroupes ✔
Quatrième invariant : forme de thérapie universelle pour les vivants
*avec la postmodernité, moindre impact
thérapeutique ✔
*déni réel de la mort ✔
Cinquième invariant : rites funéraires= système organisé de déni symbolique de la mort
*se limitent à constater le décès ou la
disparition de l’individu et à lui rendre hommage ✔
Sixième invariant : nombre limité de visions ou d’idéologies eschatologiques qui
contribuent à définir les rapports à la mort
*les croyances et les eschatologies se diversifient
et se multiplient ✔
* cela contribue au développement des rites
de proximité ✔
Septième invariant : développement d’une importante culture funéraire matérielle dans
l’histoire, depuis l’apparition des premières sépultures
*certains modes traditionnels de
conservation des traces des morts d’estompent et d’autres s’inventent✔
5) rites funéraires= espace et système de communication, provoque une
intensification des relations sociales
*plus difficile de provoquer cet effet ✔
6) les participants à un rituel réussi ont un changement de registre
mental et de cadre social en raison de l’utilisation intensive du symbolisme
*les participants au rite ont peu de
changement de registre mental ou de transformation du cadre social✔
*Les symboles ne sont
plus autant représentatifs ✔
7) deux dimensions sociologiques : l’individualisation et la
socialisation
*beaucoup plus sur l’individualisation et
sur l’histoire personnelle du défunt ✔
8) La mort est un des grands révélateurs des sociétés et des
civilisations, de leur questionnement et de leur critique ✔
9) Les rites funéraires se transforment avec les grands changements
sociaux ✔
Comme nous l’avons vu
tout au long du cours!
Tout comme toi, moi aussi j'ai eu beaucoup de difficulté avec cette section. Luc nous avait bien dit qu'elle était difficile! Tout comme toi, moi aussi j'ai plutôt fais un résumé de ma lecture. Je suis d'accord que les auteurs ne sont pas des Dieux, mais j'apprécie leur effort. Ce n'est pas toujours évident de rechercher l'impossible. Certes, ils n'ont pas toutes les réponses!
RépondreSupprimerComme toi puisque je ne savais pas comment m'y prendre j'ai fait plutôt un résumé. Je crois aussi qu'il n'y a rien de nouveau. Comme j'ai mentionné dans mon blogue, nous avons déjà vu cette information en classe, mais de façon plus informelle!
RépondreSupprimerJ'ai aimé ta réflexion sur le débat Larouche-Baudry et je suis d'accord avec ton analyse.
RépondreSupprimerPour ce qui est du contenu de la section 10, on en reparlera en classe...