mercredi 15 mai 2013

Module 3, section 10


J'ai eu beaucoup de difficulté avec cette section... Je ne savais pas quoi écrire. Ce n'est pas facile de faire une réflexion lorsque tu es d'accord avec tout!

« Les rites sont tout ce que l’humain a pour tenter de tromper et de dépasser son angoisse de la mort. » Je ne suis pas certaine que cet énoncé s’applique à notre société encore aujourd’hui. Justement, ce que nous avons vu dans cette section va un peu dans le sens opposé...

Lorsque Larouche reproche au mouvement thanatologique d’avoir laissé penser qu’il y avait une bonne attitude à avoir face à la mort, une bonne manière de mener les rites funéraires ainsi qu’une bonne façon de faire son deuil, je trouve qu’il a tort. Il soutient aussi que la thanatologie a établi un « rapport normatif » à la mort et que s’éloigner de ce modèle est mauvais pour les vivants, mais je ne suis pas vraiment d’accord. Comme plusieurs sujets en sciences sociales, il est difficile de demeurer objectif vis-à-vis de la mort, ce phénomène nous touchant tous d’une manière ou d’une autre. Les sociologues sont des chercheurs; leur travail est d’observer, d’analyser, de faire ressortir des tendances, de tirer des conclusions. Cependant, ils font tout de même partie de la société, d’une collectivité. Je préfère de loin ce que Baudry a écrit sur le sujet. Il affirme que les auteurs ont plutôt tenté de donner une critique à l’égard des rapports contemporains à la mort, cette critique faisant état des inégalités et dévoilant une crise importante. Ils se sont efforcés d’examiner la place de la mort au coeur des rapports sociaux et ils ont fait de leur mieux afin de nous éclaircir au sujet du déni réel de la mort de notre société, société qui souhaite se croire protéger d’un destin inévitable et qui préfèrerait tout simplement oublier que ce destin existe. Il est vrai que les auteurs ne sont pas des Dieux qui détiennent toutes les réponses du monde, mais au moins, ils contribuent en essayant de comprendre et de déchiffrer peu à peu ce qui se cache derrière l’esprit de l’espèce humaine.

9 thèses et ses questionnements :
Je n’ai pas vraiment le goût d’écrire aujourd’hui, mais je fais tout de même un effort. Par contre, le reste de mon entrée prendra davantage la forme d’un résumé plutôt que d’une réflexion personnelle, celle-ci pouvant me servir si j’ai besoin de revenir à cette matière. Je trouve que tout ce qui est dit est bien appuyé et trouve son sens. Je n’ai pas grand-chose à y redire. Donc, il ne vous sert pas à grand-chose de lire cette section! Il n’y a rien de nouveau!

1) invention de la sépulture=culture

2) culture= ensemble organisé de croyances et de rites, afin de mieux lutter contre le pouvoir dissolvant de la mort individuelle et collective

3) la mort et les rites funéraires participent à la création sociale ou à l’institution de la société
* Les nouveaux rites funéraires n’ont plus la capacité de favoriser des apprentissages donnant lieu à la transmission d’un héritage social appartenant à un cadre social collectivement partagé.
*Déni réel de la mort

4) Grands invariants dans le domaine de la mort et de la ritualité funéraire universelle :

Premier invariant : malaise en présence d’un cadavre et horreur de la putréfaction de ce dernier, 3 façons d’y faire face (destruction, conversation, dissimulation)
*avec la postmodernité, le réflexe de ritualiser le moment de la disposition du corps mort s’estompe
* arrangements funéraires préalables, crémation, abandon de certaines pratiques

Deuxième invariant : rites funéraires= rites communautaires, rites de passage
*deviennent des rites de proximité, nombre plus restreint de participants
*il s’agit de moins en moins de rites de passage, car on ne parle pas toujours de l’avenir post-mortem

Troisième invariant : 3 grandes fonctions sociales
*La première, soit la gestion du corps mort, est encore comblée. La deuxième, par contre, qui consiste à prendre en charge le devenir eschatologique du défunt, est souvent ignorée  
*Aujourd’hui, les rites assurent que partiellement cette deuxième fonction (l’apaisement pour l’endeuillé), d’autant plus qu’on ne parle plus de collectivité, mais de microgroupes

Quatrième invariant : forme de thérapie universelle pour les vivants
*avec la postmodernité, moindre impact thérapeutique
*déni réel de la mort

Cinquième invariant : rites funéraires= système organisé de déni symbolique de la mort
*se limitent à constater le décès ou la disparition de l’individu et à lui rendre hommage

Sixième invariant : nombre limité de visions ou d’idéologies eschatologiques qui contribuent à définir les rapports à la mort
*les croyances et les eschatologies se diversifient et se multiplient
* cela contribue au développement des rites de proximité

Septième invariant : développement d’une importante culture funéraire matérielle dans l’histoire, depuis l’apparition des premières sépultures
*certains modes traditionnels de conservation des traces des morts d’estompent et d’autres s’inventent

5) rites funéraires= espace et système de communication, provoque une intensification des relations sociales
*plus difficile de provoquer cet effet

6) les participants à un rituel réussi ont un changement de registre mental et de cadre social en raison de l’utilisation intensive du symbolisme
*les participants au rite ont peu de changement de registre mental ou de transformation du cadre social
*Les symboles ne sont plus autant représentatifs

7) deux dimensions sociologiques : l’individualisation et la socialisation
*beaucoup plus sur l’individualisation et sur l’histoire personnelle du défunt
8) La mort est un des grands révélateurs des sociétés et des civilisations, de leur questionnement et de leur critique

9) Les rites funéraires se transforment avec les grands changements sociaux
Comme nous l’avons vu tout au long du cours!

3 commentaires:

  1. Tout comme toi, moi aussi j'ai eu beaucoup de difficulté avec cette section. Luc nous avait bien dit qu'elle était difficile! Tout comme toi, moi aussi j'ai plutôt fais un résumé de ma lecture. Je suis d'accord que les auteurs ne sont pas des Dieux, mais j'apprécie leur effort. Ce n'est pas toujours évident de rechercher l'impossible. Certes, ils n'ont pas toutes les réponses!

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  2. Comme toi puisque je ne savais pas comment m'y prendre j'ai fait plutôt un résumé. Je crois aussi qu'il n'y a rien de nouveau. Comme j'ai mentionné dans mon blogue, nous avons déjà vu cette information en classe, mais de façon plus informelle!

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  3. J'ai aimé ta réflexion sur le débat Larouche-Baudry et je suis d'accord avec ton analyse.

    Pour ce qui est du contenu de la section 10, on en reparlera en classe...

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